Impossible "d'acheter" l'intransigeant chroniqueur gastronomique Patrick Chazallet. S'il a volontiers accepté de déguster le du et de partager son commentaire et ses idées d'accords mets-vins, il se refuse à participer à notre pour que ses lecteurs ne puissent pas croire que son compte-rendu est dicté par l'attrait d'un quelconque lot.

Et du coup, forcément, on est encore plus heureux de lire, à la fin de son compte-rendu expert,  que cette bouteille fut pour Patrick une "très belle surprise".

 

Un rosé, Chinon rien !

Guillaume Lapaque m'a contacté pour participer à l'opération "Chinon voit l'été en rosé". J'ai accepté de bon coeur.

Deux remarque préliminaires :

1/ Je suis conscient de la pauvreté absolue de l'a-peu-près du titre.

2/ Lorsque Guillaume Lapaque m'a proposé de participer à l'opération "Chinon voit l'été en rosé", j'ai immédiatement accepté. Il avait omis de me dire que cette opération était couplée à un jeu-, ce qui est une bonne idée promotionnelle. Néanmoins, en tant que journaliste soucieux de son indépendance, je précise aux organisateurs que je ne souhaite pas participer au .

Ces précautions étant prises, passons à la dégustation.

Le vin

de saignée Wilfrid Rousse 2006

L'origine
Vin rosé de l'appellation Chinon issu de vignes situées sur les sols sableux du Véron.
Le terroir
Encépagement : 100% Cabernet Franc.
Sol : Alluvions sableuses et graveleuses.
Vinification
Rosé issu de saignée, ce qui signifie qu'entre 12 et 24 heures après vendanges, on extrait du jus des cuves avant qu'il devienne rouge.
La fermentation alcoolique se fait à très basse température entre 14 et 16°pendant 15 jours, trois semaines.
Puis on soutire pour séparer les bourbes de la lie.
On le soutire encore 2 ou 3 fois pendant 3 mois avant la filtration et la mise en bouteille.

Ce qui précède est la copie intégrale du site de Wilfrid Rousse car en la matière il est impossible d'inventer.

La dégustation

La bouteille a été placée au réfrigérateur 24 heures avant l'ouverture.

  • Premier nez : totalement inexistant
  • Second nez : tout aussi inexistant
  • Bouche : un très beau fruit gourmand (pêches) associé à des fleurs blanches (acacia). Très nette avec une belle vivacité qui change des rosés molassons du sud (sauf exceptions).
  • Très belle persistance : PAI 7

Seconde dégustation 48 heures plus tard, la bouteille étant conservée au réfrigérateur simplement bouchée d'un liège façon "Porto". Il fait très chaud et le vin reste 5 minutes dans les verres avant dégustation.

  • Premier nez expressif d'intensité moyenne plus fruité que floral
  • Second nez conforme au premier, aucune trace d'oxydation.
  • Bouche semblable à la première dégustation, avec une très légère amertume en fin de bouche, pas du tout dérangeante.

Qu'est-ce qu'on mange ?

J'ai pensé à cette bouteille pour accompagner une magnifique mortadelle italienne. C'est bien, sans plus.

Un soir de cette semaine, je fais des oeufs brouillés à la ciboulette et vinaigre balsamique de tomates sur un fond de Roquefort fondu dans un reste de sauce de poulet au Champagne. Le plat est superbe et a tendance à dominer le vin. De plus le Roquefort chaud augmente l'amertume de fin de bouche du Chinon.

Je pense alors que la solution viendra peut-être de mon boucher qui fait de merveilleuses chipolatas délicatement parfumées à l'Armagnac. Juste revenues telles qu'elles à la poêle, elles se marient formidablement avec le vin qui voit son fruité renforcé et sa persistance augmentée à 9. Les saucisses, quant à elles, voient les saveurs de l'Armagnac mieux ressortir.

Conclusion

Très belle surprise que ce , alors que j'avais accepté l'expérience pour rendre service à Guillaume. Reste à savoir comment les autres bouteilles auront été appréciées par les bloggeurs. A suivre ici.

Texte : Patrick Chazallet.

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