Chinon-rosé et la cuisine épicée
J'ai un vrai regret : au lieu de laisser le facteur transporter deux bouteilles du Chinon-rosé du domaine de la Noblaie chez Caroline, la célèbre culino-testeuse, j'aurais dû faire le voyage moi-même pour goûter à ses chicken wings (très) épicés.
Fidèle à son habitude de tout tester, elle raconte sur son blog, dans les moindres détails, sa découverte du Chinon-rosé et la recette que le vin lui a inspirée. "Un vin fruité... à verser bouillant dans la marinade, et bien frais dans les verres !"
Impossible de reproduire ici l'intégralité de son billet, si complet et si détaillé. Allez vite visiter son blog !
Texte et Photos: Caroline, Culinotests
Fidèle à son habitude de tout tester, elle raconte sur son blog, dans les moindres détails, sa découverte du Chinon-rosé et la recette que le vin lui a inspirée. "Un vin fruité... à verser bouillant dans la marinade, et bien frais dans les verres !"
Impossible de reproduire ici l'intégralité de son billet, si complet et si détaillé. Allez vite visiter son blog !
Chinon rosé "Domaine de la Noblaie" en accompagnement de chicken wings (très) épicés
Un vin fruité... à verser bouillant dans la marinade, et bien frais dans les verres !
Guillaume Lapaque a eu l'idée d'une opération estivale pour faire connaître davantage une production typiquement française mais un peu méconnue (y compris de moi) : le Chinon rosé.
Grâce à quoi j'ai reçu deux bouteilles de ce nectar par la poste.
A moi délicatement envoyées par le Syndicat des Vins de Chinon. Que je remercie !
C'est un vin issu du domaine de la Noblaie — que je remercie itou !
Découverte du vin
Prière de regarder la goutte sur l'étiquette : c'est le genre de petite poésie que j'adore.
La goutte est découpée dans le papier, et quand on soulève la bouteille à contre-jour on voit la couleur du vin scintiller en transparence au milieu de l'étiquette. Déjà enivrant... ;-)
Mes goûts pour les vins sont à peu près le contraire de ce que m'évoque le cabernet : j'ai horreur du sucré (même si j'aime le porto), il m'arrive certes d'aimer certains vins blancs moelleux de Gironde comme le Cérons parce qu'il a un goût vraiment terrible et n'est pas seulement sucré... mais, pour me résumer : ma passion, en matière de vins, est quasi exclusivement centrée sur le champagne et le bourgogne blanc à base de chardonnay. Très légèrement fruité, je peux admettre, mais pas plus.
Je me souviens notamment avoir détesté il y a quelques années un cabernet d'Anjou et un rosé de Touraine que j'avais achetés comme ça, pour goûter, parce qu'il n'y avait pas de Bandol rosé sur les étagères de mon Monoprix : finir ces bouteilles m'a pris beaucoup de temps, une véritable punition. C'était une sorte de cauchemar sucré.
Ici, c'est écrit : Cabernet Franc. Vous en pensez quoi ? Est-ce que ce sera différent de ces vins qui m'ont si défavorablement impressionnée dans le passé ?
Servons-nous donc un verre :
Mmmm, joli.
Je ne raffole pas des rosés foncés — comme souvent les femmes, j'aime mieux les robes claires des Bandol rosés qui constituent l'essentiel de ma consommation de vin rosé. A l'extrême, je suis rebutée d'emblée par la couleur du rosé des Riceys — mais je me promets de le goûter un jour, au cas où un gracieux corps se dissimulerait sous cette lourde robe...
Revenons à notre joli domaine de la Noblaie :
J'adore le reflet, la couleur est certes soutenue, mais belle et agréable. Franche, puissante, mais très transparente. Elle ne m'évoque pas du tout ces rosés du Sud trop foncés, que je crains tant : ceux qui donnent un plaisir fugace durant le pique-nique au soleil avant de vous aplatir d'un grand coup sur la tête, avec à la clé une sieste foireuse et un de ces réveils qui vous donnent envie de mourir.
Très joli, vraiment :
Bien sûr, je vais d'abord le goûter tout seul, pour voir.
Mais sinon, avec quoi on le boit, d'habitude ?
Ah très bien, les indications au dos ! C'est utile :
Je trempe mes lèvres au coin du verre. Je remarque qu'il est assez gras, il nappe les parois du verre.
Très agréable surprise : il n'est pas du tout sucrailleux ! Fruité, oui, mais pas plus. Assez complexe, je n'y connais rien en vins mais je dirais qu'il y a du travail d'assemblage : on sent une présence, un vin habité, pas un produit de déversement de cuve.
Mais dites-moi, sous ses petits airs respectueux, il me chauffe quand même un peu la gorge ! Sensation peu fréquente pour moi, qui bois du vin à peu près tous les jours que Dieu fait.
Je parie qu'il titre sérieusement, le petit.
... On regarde ?
Gagné : 13,5 ° quand même... c'est du sérieux ! ;-)
Je sais ce que je vais faire, spécialement pour ce vin-là : des chicken wings super épicés (autrement dit : des ailes de poulet marinées et grillées).
En me servant du vin pour un double usage :
1) comme base de marinade,
2) comme "rafraîchisseur" de gosier, par conséquent servi bien frais, pour couronner la dégustation de ces brûlants chicken wings.
[...]
Hé, mais... il manque l'essentiel !
Direction frigo et retour à table. Dégustation recueillie... slurp, slurp.
Avis de Jacques : un vin intéressant pour les amateurs de rosé qui veulent changer un peu du sempiternel rosé de Provence sans courir le risque de plonger dans le rosé sucré.
On a rebu.
Et on a été d'accord pour dire que c'est un vin agréable, qui complète idéalement un plat canaille, un pique-nique goûtu, et tout cela parce que... (eh oui, la note affective) : tout simplement, il nous rappelle cette époque merveilleuse de soirées entre copains du temps où on gagnait encore mal notre vie et où les bons vins blancs et rouges étaient souvent hors de portée. On buvait des rosés tous les soirs, dans les pizzerias, au restau, chez les uns ou les autres. C'était un vin de copains, un vin spectaculaire qui sentait l'été et le foin. Et on rigolait bien.
Ça nous a rappelé cette époque et cette ambiance. Sauf que ce vin-là est bien meilleur que ceux qu'on buvait alors !
Ci-dessous, j'ai photographié le vin dans un verre sans pied, on voit qu'il a une belle couleur. Très éclaircie par le soleil, ici. Dans la réalité, elle est plus foncée que cela, mais cette photo est à l'image de l'effet produit par ce vin : pas de vilaine sieste à craindre ! ;-)
Avec quelles autres aimables nourritures ce vin pourrait-il se boire très agréablement ?
Fermons les yeux quelques secondes et laissons venir l'envie...
1) Mmm... sur des travers de porc marinés et grillés : certainement pas mal.
2) Ouh là là, je sais sur quoi d'autre : une bonne pizza livrée à domicile (surtout si on l'arrose d'huile de piment) !
3) Je suis folle, j'allais oublier ! Evidemment sur des frites bien dorées, du jambon cru et de la mayonnaise additionnée de "hot ketchup" (cela, on l'a testé hier au déjeuner, grâce à la moitié de bouteille qui restait au frais : super !).
Faisons le compte : ma foi, je me suis indiscutablement bien régalée ce week-end, mais la pizza et le travers de porc me restent à essayer... Chouette ! Et longue vie au Chinon rosé, évidemment. :-)
Texte et Photos: Caroline, Culinotests
Par Guillaume
| Avant | 12/07/2007 17:18
| Après
| Concours 2007
|
aucun commentaire
|











Derniers commentaires
→ plus de commentaires