"Bien fol qui ne s'enivre jamais" - Épisode 2 sur 3
Deuxièe épide : "où l'on apprend comment un verre de Chinon rosé peut vous sauver la vie si vous manquez de vous étouffer avec une chips".
« Bien fol qui ne s'enivre jamais » (Rabelais) - Épisode 2 sur 3
Chose promise, chose dû. La première dégustation de Rosé de Chinon a eu lieu. Sous le soleil, au cours d'un repas avec des assiettes en porcelaine de Limoges imitation Arcopale, des gens serrés autour d'une table, des verres en plastiques. En fait, c'était un peu comme un pique-nic mais sans les inconvénients, c'est à dire pas assis par terre, avec des couverts et des vrais plats, un frigo à moins de vingt mètres, mon Rosé de Chinon et... un concurrent, un Saint Nicolas de Bourgueil 2006.... Enfin, vu qu'il vient de la même région, je devrais plutôt dire un traître, même si c'est un vin rouge, donc un vin fondamentalement différent [1] !Pour bien faire faire les choses, je l'ai servi à la température recommandée (10-12 °C). Enfin, je suis pas sûr, mon thermomètre étant coincé derrière le lavabo, entre le tuyau d'eau chaude et celui d'eau froide, j'ai fais ça comme ça, à l'à peu près... Résultat, pratiquement tout le monde a trouvé qu'il aurait gagné à être plus frais. La prochaine fois, je le sert congelé.
Les avis sollicités sont principalement du genre « Eh bah, il est bon », « Pas désagréable », « j'ai bien aimé »...
Plus spécifiquement, ma voisine de gauche l'a trouvé « pas mal, pas désagréable ».
Elle me dit ça en finissant la bouteille.
Ma voisine en face à gauche l'a trouvé « très bon » quand je lui ai dit que j'avais reçu la bouteille gratuitement. Je ne sais pas ce qu'il faut en déduire.
Dans un autre genre, ma voisine d'en face à droite, quand je lui demande un avis, se sert du Saint Nicolas de Bourgueil en guise de réponse. Les autorités compétentes ont été prévenues.
Juste pour information, la personne à qui je n'ai pas servi de Rosé étant donné qu'elle n'aime pas le Rosé n'avait rien à dire, à part le fait que mon voisin de gauche de bout de table nous a fait une conférence participative sur les particularités de la signalisation routières dans l'hémisphère sud. Un sujet très intéressant quand il est bien traité. Signalons au passage que le rosé en question contient 13 % d'alcool...
Quand à moi, mon avis est assez compliqué, dans la mesure où je n'ai pu goûté le vin en question qu'à partir du moment où j'ai réussi à me débarrasser de la chips qui été coincée dans ma gorge [2]... Et évidemment, j'ai avalé ma gorgé de travers, résultat, je suis virtuellement mort une deuxième fois [3]. Une fois remis de mes émotions, j'ai enfin pu le goûter ce fichu vin. C'est vrai qu'il est pas mauvais. Mais peu être un peu subtil pour mon palais calibré pour le Coca-Cola. Cela dit, ses arômes sont plaisants et de la même façon, il est agréable en bouche... Pour le reste, adressez vous à un oenologue...
Bref, il se boit très bien, reçoit des avis positifs malgré la présence d'un félon. Si les vignerons concernés tiennent à le développer, il gagnerait à bénéficier d'une opération de publicité original, histoire qu'on le prenne de temps en temps, histoire de ne pas toujours boire la même chose.
Bon, et pour la deuxième dégustation, j'attends qu'on me propose une date...
Notes
[1] Oui, je le rappelle, le vin rosé n'est pas un mélange de vin rouge et de vin blanc. Le vigneron étant à la base un être compliqué comme c'est pas permis, il utilise une méthode emberlificoté dont je ne parlerais même pas.
[2] J'ai d'ailleurs manqué de mourir à ce moment et personne n'en avait rien à foutre
[3] Toujours dans l'indifférence général, franchement, ils auraient pût être un peu plus attentif, ça aurait été un accident du travail.
Texte : Badablam
Par Guillaume
| Avant | 25/08/2007 10:36
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